ECLATS DE PAROLES

Quelques amis échangent leurs avis sur le monde, la vie, les arts et partagent leur écriture (poésie, textes, billes, nouvelles, écriture de consigne, etc.)

30 novembre 2007

BONJOUR, DECEMBRE!


   belle_jaune Bonsoir, Décembre. Viens dans ma maison, je t’attendais, tu vois. Dépose ta hotte.  Comme elle est lourde ! Est-ce le bonheur que tu apportes ? Il y a là des joies, des intimités, des sourires ; j’aperçois d’humbles jouets et de lumineuses guirlandes ; pour qui sont ces bouquets de houx, de mimosa ?  un peu de neige fond sur ton chapeau difforme, tes mains nues ont des bagues, tes gestes sont doux, aime-tu le silence des chambres au coin du feu et le long chant plaintif à travers bois ?lumiere_80

    Quel magicien tu es, Décembre ! Tu restes peu de temps, mais que de souvenirs ! Des fêtes, des souhaits, des réveillons, le minuit de Noël et la dernière heure de l’année, ce sont là tes cadeaux.

    Puis tu t’en vas sans bruit, au milieu des rires et de la musique. Personne ne songera plus à toi, Décembre, car nous avons la mémoire courte, sur la terre.2_lapins

INCARNAT

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29 novembre 2007

LE BONHEUR...

belle_f_e_bleue

femme__tendue

 

LE BONHEUR N'EST PAS AU SOMMET DE LA MONTAGNE MAIS

DANS LA FACON DE LA GRAVIR.   (Confucius)      femme_v_lo                                       

            

 

 


 

          

 

 


 

          


 


 

            

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28 novembre 2007

BIENTÔT DECEMBRE

  Eh oui, nous marchons vers l'hiver.  A petits pas, je vous le concède, mais avec détermination! St André nous le confirme, qu'on fête le 30 novembre et dont on affirme:

    "Quand l'hiver n'est pas pressé
     Il arrive à la St André"

    Méfiez-vous donc.  D'autant plus que nous allons vers des jours de plus en plus courts:

    "A la Saint-André la nuit FeesAnges053
     L'emporte sur le jour qui suit"

    Et enfin:

    "Pour Saint-André
     Qui n'aura pas de cape doit l'emprunter"

    mais peut-être souhaitez-vous un mot sur Décembre? Le voici, court et net:

    "Décembre prend
     Il ne rend"

    "Décembre aux pieds blancs s'en vient
     An de neige est an de bien"

     Et (ce qui ravira les Belges!):

     "Quand l'eau sort
      Au mois mort
      Toute l'année elle sort"

     Voilà de quoi méditer, sinon ruminer! La pluie, toujours la pluie...Allons, si on en prenait son parti? C'est, selon moi, la meilleure façon de faire face aux intempéries. Comme à tout désagrément, d'ailleurs...bonj

    A bientôt!

    LORRAINE

   

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27 novembre 2007

CREPUSCULE SANS HALTE

    avec_un_oiseau_qui_volLente journée qui ne finit pas, silencieuse et grise, je vous écoute vibrer en moi, semblable à l’écho assourdi résonnant dans les forêts d’hiver. Une femme chante dans la maison voisine et sa voix de petite fille m’apporte toute une tristesse.

    J’aimerais ne plus voir ce ciel brumeux, ce jardin détrempé. Ni le soir, ni la nuit ne viendront. Nous serons demain sans le savoir parce que la grisaille de ce jour est presque lumineuse et ne mourra que pour le soleil. Crépuscule sans halte, soir sans ombre, nuit sans ténèbres et demain petit jour falot qui grignotera encore un peu mon âme de toute son inquiétude, je vous vis en silence, comme tant de femmes qui attendent. Qui attendent un signe, un espoir, un bonheur, peut-être ?souris_fleurs

INCARNAT

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26 novembre 2007

QUAND JE SUIS SEULE...



Le soir a mis son rideau bleu
Devant les vitres de ma chambre.
Le silence est un peu frileux.

L’heure a passé sans rien me dire
Une autre suit qui lui ressemble.
La rose du jardin respire.

Ensommeillé l’arbre a frémi
Sous les doigts du vent qui frissonne.
Une écharpe en linon suffit
Mes pas dans le jardin résonnentsolitude2

J’y vais chercher ce qui ressemble
A un peu de bonheur cueilli
Des souvenirs et,  près du tremble,
L’émotion de nos cœurs unis

La nuit est comme d’habitude
Demain nous serons mercredi.
Je retourne à ma solitude

LORRAINE

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25 novembre 2007

RENCONTRES

(Le thème consistait à parler de "Rencontres". Voici le travail d'Amanda, imprégnée des problèmes que le pays traverse aujourd'hui)

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DrapeauBelge

Adamo chante "Zanzibar"


Flash info.

Mon coeur se serre.

Mon pays se lézarde, il tournicote en rond...

Le lion trépigne, le coq s'indigne.

Je t'aime, moi non plus.

 
C'est Breugel et sa marche des aveugles,

C'est Brel et ses Flamingants.

Le carrousel BHV tourne fou et personne ne décroche la " floche".

C'est du Belge !

 
Le Roi vacille sur son trône.

Il n'est pas à la fête !

Il nomme l'informateur, le négociateur,le modérateur, le formateur, le réconciliateur...

Lequel est le plus menteur

 
Mon pays se lézarde, il tournicote en rond...

Les partis se rencontrent,

3 petits tours et puis s'en vont.

C'est la procession d'Echternach : 3 pas en avant, 3 pas en arrière...

Surréalistiquement vôtre !

 
Mon pays se lézarde, il tournicote en rond...

Le peuple sort son drapeau,

Mais peu leur en chaut,

Ils le piétinent, ils le brûlent.

 
Tu as eu tort, Jules.

De tous les peuples de la Gaule....

Non, pas les plus braves,

Seulement les plus cons !

 
Amanda, belgistiquement vôtre !


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23 novembre 2007

MARQUISE


    Je crois qu’elle danse, la nuit, la figurine rouge au-dessus du piano. Pinçant entre deux doigts bagués son ample crinoline à dentelles, je l’ai retrouvée quelquefois si rose, si brillante, qu’un soupçon me saisissait ; j’avais envie de demander :

    - Quoi donc vous a émue, marquise ? Pourquoi ces yeux plus clairs, ce volant retroussé, ces manches entrouvertes ? Friponne, quel menuet à perdre haleine avez-vous esquissé dans votre cadre ? Et avec qui ?...

    Mais rien. On se taisait. On jouait à l’offensée ! Pudeur ? Sévérité ? Que sais-je ! J’ai respecté le secret de l’image.

    Mais quand, avec le soleil, je lève les yeux vers elle et je la surprends, un peu de guingois, la cheville découverte, une boucle déroulée sur l’épaule comme une femme heureuse, je lui sais gré d’être si sereinement immobile pendant le jour.  Elle qui, lorsque descend l’obscurité, retrouve tout le faste d’une époque pleine de perruques, de jabots et d'amour.


LORRAINE

marquise_de_pompado

Illustration: La marquise de Pompadour, peinte par Boucher

 

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21 novembre 2007

COUP DE FROID


    (Nous avions choisi au hasard une feuille de couleur ;  la mienne était orange et portait le titre indiqué. Le travail consistait à raconter une courte histoire en utilisant le sens du titre et la couleur du papier.  Voici ce que cela a donné) 

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    La mode était à l’orange. Les foulards,  les bérets,  les jupes,  les châles alors très en vogue, affichaient leur gaîté un peu agressive.  Elle s’acheta un pull chaussette,  son col roulé protégeait du froid et elle n’était pas trop mécontente de surprendre certains regards masculins attardés sur sa silhouette.

    La saison était glaciale.  Les parkas se vendaient en masse,  des gris,  des verts,  des orange.  Elle hésita longtemps.  Un parka orange ?  Après tout,  pourquoi pas ?  Quand elle entra ce jour-là dans le burau surchauffé du "Matin"  Christophe, rédacteur littéraire, leva la tête.

    - Impossible de te rater !  Même dans la nuit noire,  je te reconnaîtrais.dsc_0179


    Elle sourit sans répondre.  Christophe d’habitude n’était guère loquace.  A midi,  elle toussa.  Un rhume ?  Bien possible.  A 4 H. elle pâlit.  La tête lui tournait.  La précoce nuit d’hiver dessinait des flocons de givre sur le carreau.
 
    - Je prendrais bien un thé,  dit-elle au garçon de course.  Pierrot,  tu veux bien aller m’en chercher.
 
    Pierrot descendit les trois étages pour aller à la taverne voisine avec qui ils avaient un accord; il revint avec le plateau.  Le thé la revigora un peu.  Mais en se levant, elle eut un bref vertige et se rassit.

    - J’ai sans doute attrapé un coup de froid,  murmura-t-elle.  Je vais partir plus tôt.  Cela ira mieux demain.

    Christophe leva la tête,  inquiet.
 
    - Tu es en voiture ?
    - Non,  je prends le métro.
    - Couvre-toi bien.
    - J’ai ma parka.

    Elle partit boutonnée jusqu’au cou.  Il neigeait. Les ruelles commençaient à glisser.  Elle se rattrapa au mur.  Son front brûlait.  « Comment vais-je arriver au métro ? »,  soupira-t-elle.  Exténuée,  elle fit encore quelques pas.  Puis,  n’en pouvant plus, prête à s’évanouir,  resta blottie dans une encoignure de porte.

    - Que vais-je devenir ?  songea-t-elle.
 
    Dès lors, elle ne pensa plus à rien.  Elle se réveilla dans la voiture de Christophe et comprit que ce coup de froid venait de déterminer sa vie...

LORRAINE

Illustration: www.paris14.info

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18 novembre 2007

PENSEE DU SOIR

bonne_nuitIl fait très calme ce soir. Je n'ouvre pas la TV, je reste ici, à mon bureau, je rêvasse pour le simple plaisir du silence, de l'immeuble endormi, et du discret souffle de vent qui effleure le carreau.

  Je me souviens du temps lointain de mon enfance, quand nous étions seules maman et moi, à lire sous la lampe, chacune dans son évasion. De temps à autre, un tramway descendait la chaussée, son cahotement nous rendait plus proches le froid de l'hiver, et soudain, notre solitude. Maman se levait alors, comme pour chasser un chagrin, ouvrait le buffet et sortait deux barres de chocolat. Et nous continuions notre lecture...fenetres_lampe

LORRAINE

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17 novembre 2007

BONJOUR DE NOVEMBRE

amourkit2blinkDu soleil ce matin et tout à coup, novembre ne ressemble plus à lui-même. Il a de l'entrain, un zeste de gaîté et malgré le givre sur le toit d'en face, un quelque chose de printanier.

Le chat sur mon bureau joue à attraper sa queue, il la prend d'une patte, l'abandonne, s'inquiète parce que soudain elle bouge, s'interroge, et brusquement, d'un coup la saisit comme un trophée. C'est l'heure de la toilette et, avec des mines, sans aucun ordre,il se lave longuement la patte, s'arrête un instant, réfléchit et avec décision entreprend l'échine. Je repense à ce dicton, écrit par un homme,  soyons-en sûres:

    "Le chat, la mouche et la femme passent le plus de temps à leur toilette"...

    Bonne journée!chat_se_lavant

    LORRAINE




   

   

   

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