30 avril 2008
PREMIER MAI
Avec un jour d'avance, je vous souhaite un premier mai heureux, chaleureux, entouré, amical,ensoleillé, tout illuminé de bonheur.
LORRAINE
28 avril 2008
SOUVENIR...

Vous m'avez dit: "Tu es très belle"
Et vos grands yeux d'enfant jaloux
Me reprochaient l'humble dentelle
Qui dépassait sous mon genou
Votre aveu faillit me surprendre
Mais je savais déjà que vous
Et moi étions deux tendres
Et que j'aime les propos fous
LORRAINE
27 avril 2008
LECON DE MULTIPLICATION
(Tel était le titre de la consigne. Pour nous aider ( !...) nous avons reçu une carte postale représentant un grand oiseau noir volant dans un ciel criblé de lignes rouges. Voici mon travail).
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L’imaginaire multiplie le rouge. L’oiseau le happe dans le ciel zébré du couchant. Il dégouline en larmes de sang sur les champs de bataille. Il éclabousse de son rire les robes gaies des femmes heureuses.
Le rouge est roi des manteaux bordés d’hermine, succulent sous les dents qui croquent la pomme, aérien quand s’envole le papillon et caquetant sur le perchoir où pérore le perroquet.
Le rouge est à la fois couleur, flamme, passion, carnage et audace. Il se multiplie avec souplesse et se divise avec désinvolture. Cette couleur qui déconcerte et attise tour à tour se dégrade en douceurs rosées ou éblouit d’une splendeur d’aurore.
C’est « la » couleur par excellence. Vitale, chaleureuse ou triomphante on la choisit comme coup de cœur ou pour contrer un coup de cafard. On l’aime ou non. Je l’aime.
LORRAINE

Illustration: Soleil couchant - evolution-power1991.blog.fr
26 avril 2008
VOUS DIRE BONJOUR...
Un bonjour plein de soleil, enfin! Une journée qui commence dans la lumière, cela se célèbre! Je vous dis donc "bonjour", à vous qui passez, à vous qui vous arrêtez, à vous qui revenez..
Bonjour: que ce jour soit "bon" dans tous les sens du terme.
J'aimerais tant que le monde soit heureux!

LORRAINE
24 avril 2008
LE CIEL DEVANT SOI...
(Cette consigne sur le thème "Il part..." m'a entraînée...loin!)
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Il part. Où ? Le sait-il vraiment ? Non, mais il s’en moque. Partir, c’est vivre. Et cela seul importe. Dès cet instant, il est autre. La porte va s’ouvrir, la liberté est au bout du chemin et le chemin s’envole vers l’inconnu.
Les feuilles mortes tapissent le sol. Nous sommes en octobre, la lumière a mis sa dorure de soleil, douce, atténuée, voilée de légers nuages. Il marche. Un crissement ponctue ses pas. Le bonheur commence dans ce son qu’il n’attendait pas et qui va le mener, de rues en ruelles, d’avenues en esplanades, là où il doit arriver.
Mourir n’est pas pour demain. Jamais autant qu’aujourd’hui il n’avait repoussé l’échéance. « Je suis immortel », pense-t-il en une bouffée de joie. Il n’a pris qu’un léger sac et se sent non pas appesanti mais porté par l’exaltation. « Meurt qui veut », se dit-il. « Et j’ai le ciel devant moi et j’aurai la mer si je veux, la forêt, l’étendue des plaines et des toundras ».
Le pastis à l’arrivée de l’étape lui réchauffera la langue. Il parlera de ce qu’il voudra et si on ne l’écoute pas, quelle importance ! Ne parle-t-on pas pour soi-même, en fin de compte ? N’a-t-on pas envie d’entendre prononcer des mots qui cogitent au fond du cœur et hésitent à franchir les lèvres ? Déjà, l’heure passe. Sa maison est derrière lui. Il n’a plus de maison, rien que la terre pour y vivre, rien que le monde à parcourir. L’éblouissement du bleu illumine sa marche : le bleu du firmament, le bleu de ses yeux, le bleu de son rêve.
LE CADEAU DE LA VIE
Il a connu l’inondation des fleuves qui débordent, des ruisseaux gonflés, des plages envahies. Il a connu aussi l’inondation du rêve qui embrase les sens et l’âme. Il la ressent dans sa marche cadencée, il déborde de gratitude, il sait que l’épanouissement le possède, il ne craint ni aujourd’hui ni demain. La vie appartient à ceux qui marchent, dit-il. Ceux qui, ayant marché, font une pause et, soudain, une rencontre. Un petit chat sur la margelle du puits, la paysanne lente conduisant les brebis à la prairie, la jeune fille au visage nu seulement orné d’un sourire, tous ces cadeaux qu’il n’avait jamais vus, les regardant distraitement, sans savoir qu’ils étaient des cadeaux.
L’horizon le happe. Un horizon dont il ne connaît rien, si ce n’est un pressentiment de bonheur. Là-bas, il trouvera ce qu’il n’a pas cherché, et l’ayant trouvé saura qu’il lui était indispensable. Il y entend une musique, intérieure et douce, il y voit un astre pâle comme la lune, mais sans ombre. Le rocher qui s’érige ressemble au seuil d’un univers étrange. Hé bien, s’il faut escalader le rocher, il le fera. Car tout est à lui désormais, la liberté d’être ou de n’être pas, de rire ou de se taire. Un invisible don l’anime. Il n’a pas peur, rien ne le hante, la paix est descendue en lui et rien ne pourra la chasser.
Il est parti un jour, poussé par un instinct dont il ignore le nom. Arrivera-t-il un jour ? Et comment saura-t-il qu’il a atteint le point extrème ? Qu’importe ! Le voyageur sans bagage est en chacun de nous. Et un jour, nous arriverons à l’étape définitive.
LORRAINE

Illustration:champ de lavande.www.as-tu-vu.com
23 avril 2008
BONHEUR?
LE BONHEUR EST A CEUX QUI SE SUFFISENT A EUX-MEMES
(Aristote)
22 avril 2008
LE MAL D'AMOUR
Quiconque aima jamais porte une cicatrice
Chacun la cache en soi espérant en guérir
Nul mal n’est plus présent pourtant et ce supplice
Il nous faut l’endurer à moins que d’en mourir
Vous dirais-je qu’un soir je crus en l’espérance
D’un bonheur sans épine et d’un brûlant aveu
L’amour qu’il m’apporta j’en ai la souvenance
Me grisa quelques jours d’un automne pluvieux
Comment croire à l’amour quand l’amour s’obscurcit
Qu’il soupçonne et trahit dans une même ivresse
Quand l’hiver sur le seuil arrive à petit bruit
Et que l’homme éploré vous appelle traîtresse !
Non, je n’ai pas le cœur à pleurer sang et larmes
Tout passe et disparaît ; tout peut naître et fleurir
Chaque jour est un pas vers mon destin de femme
Le printemps brillera avant de se flétrir
LORRAINE
Illustration: "Psyché et l'Amour" par Francis Gérard (Musée du Louvre)
19 avril 2008
LE VOILIER FOU
Ecrire un texte d’après la photo d’un voilier, telle était la consigne. Il fallait employer dans l’ordre :
"Voilier, fil, brume, voilier, landes, prés, routes, mer, temps, voilier, heures, mer, plage."
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LE VOILIER FOU
Voilier battant
Vent de tempête
Le fil du temps
Part en goguette
Brume effeuillée
A l’horizon
Tu te déchires
Comme un haillon
Voilier maudit
Le long des landes
Tu nous prédis
La sarabande
Longeant les prés
Narguant les routes
Dessus la mer
En avant toute !
Où est le temps
Voilier miteux
Où tu pavanais
Tes déroutes ?
Les heures ont fui
Et sur la mer
On entend le bruit de l’orage
Demain, nous irons sur la plage
LORRAINE

Illustration: Voilier de plaisance (Wikipedia)
17 avril 2008
LE GALANT
Diantre, fillette, regardez-moi
Je passe sous votre fenêtre
J’y ai souvent fait les cent pas
Vous n’avez pas daigné paraître !
Vous ne m’avez pas reconnu
Ce soir lorsque sous la lanterne
Je jouais des airs impromptus
Qu’avec d’autres plus gais, j’alterne. 
Je ne suis pas un polisson
Tentant de vous conter fleurette
Je vous courtise à ma façon
Déférente et combien discrète !
Allons, jeune fille au ruban
Noué sous votre capeline
Dites-moi où, quand et comment,
Vous serez à moi, ô divine !
LORRAINE
16 avril 2008
SENSIBILITE
LE COEUR LE PLUS SENSIBLE A LA BEAUTE DES FLEURS EST TOUJOURS LE PREMIER BLESSE PAR UNE EPINE
(Thomas Moore)
