Nous pouvions, à notre gré, utiliser une phrase ou plusieurs mots extraits de "Fragiles", un livre alliant des propos de Philippe Delerm et des illustrations de sa femme.    J’ai utilisé : « Le vent froid du silence ».

TON SILENCE


    Le vent froid de ton silence me glace.  Où es-tu ?  Je te devine dans le frisson des rideaux, et, furtif, dans le léger soupir du marronnier au jardin.

    Peut-être essaie-tu de me parler ? Parfois, ta voix résonne, douce et imaginaire et me surprend.  Mais non.  Obstinément, tu feins de ne pas entendre mon appel.  Tu papillonnes à mon oreille, j’écoute la plainte du téléphone qui pourtant reste sur son socle, impassible.  T’ai-je entendu ? Non. Je me leurre.  Notre  passé est enseveli sous les rêves et les illusions.

    Le vent froid de ton silence me glace…jetattends2

LORRAINE