Un très vieil escalier  hisse sur le coteau
Ses marches délabrées, ses pierres chancelantes
Le silence gémit soudain près du château
Une grue s’est posée près des oies nonchalantes

Depuis deux cent dix ans ce chemin interdit
Au feuillage entravé de branches et d’épines
Cache au passant distrait, au peintre, à l’érudit
La chaude vie du bois au temps de l’aubépine

Nul n‘habite aujourd’hui ces ruines esseulées
Qu’un nain empanaché aux troupes incendiaires
Fracassa pour Yseult toujours inconsolée
Et qu’on entend parfois pleurer dans les bruyères

Je sais tous les détours qui m’emmènent là-haut
Sur le versant voisin où rien ne me dérange
Et, quand je reste tard, parfois un chalumeau
Semble jouer pour moi la musique d’un ange

J’entrevois les vieux murs aux éboulis d’antan
La tour et les créneaux et la salle des femmes
Et ce fauteuil d’or vif qui dans le soir attend
Je l’invente pour moi comme un bruissement d’âme

LORRAINE

    Ceux qui ont suivi le "Duel de Poésie" savent que j'ai participé. Le concours est clôturé maintenant et je poste ici mon poème qui arrive (si j'ai bien lu les résultats) en troisième position. Cette place honorable me fait plaisir et j'invite vivement ceux qui se sont intéressés au "Duel" d'aller sur le site http://point-d-interrogation.over-blog.com/ pour y découvrir les autres poèmes. Je pense toutefois que la liste complète ne sera affichée que dans un jour ou deux. Un nouveau "Duel" est projeté et je compte m'y inscrire. Je vous en reparlerai en temps utile.

 

    Merci à ceux qui ont voté pour moi. Comme les poèmes n'étaient pas signés, il était difficile de me situer parmi les excellentes plumes du concours. Mais cela permettait l'impartialité des commentaires et des juges, en finale.

    A bientôt.ange_bleuf

LORRAINE