ECLATS DE PAROLES

Quelques amis échangent leurs avis sur le monde, la vie, les arts et partagent leur écriture (poésie, textes, billets, nouvelles, écriture de consigne, etc.)

20 juin 2009

LE PRE AUX BLEUETS

   

Un fantôme effleurait la nuit de son vol blanc
Furtif et soupçonneux près du château il vintfeeverte_1
Promener ses yeux vides et son regard éteint
Dans le pré aux bleuets qui ceinture l’étang

Il parlait et pourtant nul n’entendait sa voix
Dans ses imprécations grimaçait la colère
Il agitait les bras et menaçait la terre
Dans le pré aux bleuet imprégné d’autrefois

Le fantôme soudain est redevenu  femme
Dans le pré aux bleuets qu’en ce dimanche infâme
L’assassin assouvi de ses mains étrangla
…Dans le parc endormi une forme bougea…

« Me voilà », dit la morte au sourire ineffable
Dans le pré aux bleuets que la lune éclaira
Le criminel revit la scène insoutenable
Terrifié, dans l’étang  alors il se noya

Et le fantôme en paix pour toujours s’envola

LORRAINE

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14 mai 2009

LA FORET SE REVEILLE

  

Il est donc revenu le doux chant des oiseaux
Insolent ou ténu sur le flanc des coteauxFor_t_www
La forêt se réveille

Le pic-vert l’a clamé de son toc-toc précis
L’écureuil a grimpé sans hâte et indécis
La forêt se réveille

L’humus frais du printemps s’exhale et interpelle
L’orvet sort de l’étang, un bouton d’or chancelle
La forêt se réveille

Le ruisseau est sorti de son lit fatigué
Il a plu, le voici qui va baguenauder
La forêt se réveille

Le passant va cueillir le narcisse étoilé
La brise est un soupir qui parle de l’été
La forêt se réveille

LORRAINE

Photo: forêt-www.bretagne35.com


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28 octobre 2008

A GIVERNY

L’ombre mauve des nymphéas
Le sentier délicat
Et je ne sais quel charme
M’ont attardée longtemps                           Giverny
Près des fleurs qui là-bas
Me chantaient à l’oreille
Un air qui me désarme

J’avais cent ans de moins tout à coup,
Une ombrelle et l’âme éperdue
D’être jeune et belle
Le long de cet étang où bruissait un grillon
Et que volaient, nonchalamment,
Des papillons

Le fastueux jardin, la villa, Giverny,
Ont si bien évoqué Monet à sa peinture
Que je fus cette errante dont le passé murmure
Habillée de lin blanc
Et que la démesure
Emporta pour deux heures au pays du néant
Où les fantômes existent ou alors font semblant

LORRAINE

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