25 avril 2009
UN ANGE M'A DIT...
J'ai vu un ange dans mon sommeil. Il avait sa couronne un peu de guingois, c'était u
n ange gai, qui me voulait du bien. Alors, d'un clin d'oeil, il a fait surgir une grenouille qui dansait, son chapeau haut de forme à la main, comme un monsieur d'autrefois.
J'étais très contente, j'aime les grenouilles qui dansent, mais aussi les lapins, les oies, les merles, les canaris, les fées, les fleurs, les jolies robes, les souliers de Cendrillon et le Prince de Blanche-Neige. L'ange savait tout. Il a fait un autre clin d'oeil et voici ce que j'ai vu...
Une fée un genou en terre, brunie par le soleil du firmament. Elle s'interrogeait: irait-elle vers le Nord? Elle venait de l'Orient et souhaitait voir du pays. Sa perplexité était grande et elle m'interrogea dans son langage. Mais je ne connais pas le langage des fées
et je suggérai que, peut-être, l'Oiseau Bleu pourrait lui être d'un grand secours. Mais ce fut un cardinal rouge qui vint se poser sur sa main. Ils parlèrent, ou gazouillèrent, ou chuchotèrent, ou peut-être roucoulèrent-ils, mais ils se comprirent fort bien, tandis que je restais coite.
Ils prirent leur élan ensemble et s'envolèrent dans une harmonie jumelée, me faisant un signe d'amitié.
Alors, je me suis éveillée. Et des fleurs à l'infini brodaient le printemps.
LORRAINE

22 avril 2009
SOLEIL!
Comment ne pas croire au printemps? Il a déposé un ange dans les pensées du jardin, un ange qui regarde, ébloui, la journée douce et belle, aux promesses infinies. Laissons-le à son extase, retenons notre souffle, c'est du bonheur qu'il apporte.
LORRAINE

07 février 2009
LE CHATEAU DE VALMEUSE
Un très vieil escalier hisse sur le coteau
Ses marches délabrées, ses pierres chancelantes
Le silence gémit soudain près du château
Une grue s’est posée près des oies nonchalantes
Depuis deux cent dix ans ce chemin interdit
Au feuillage entravé de branches et d’épines
Cache au passant distrait, au peintre, à l’érudit
La chaude vie du bois au temps de l’aubépine
Nul n‘habite aujourd’hui ces ruines esseulées
Qu’un nain empanaché aux troupes incendiaires
Fracassa pour Yseult toujours inconsolée
Et qu’on entend parfois pleurer dans les bruyères
Je sais tous les détours qui m’emmènent là-haut
Sur le versant voisin où rien ne me dérange
Et, quand je reste tard, parfois un chalumeau
Semble jouer pour moi la musique d’un ange
J’entrevois les vieux murs aux éboulis d’antan
La tour et les créneaux et la salle des femmes
Et ce fauteuil d’or vif qui dans le soir attend
Je l’invente pour moi comme un bruissement d’âme
LORRAINE
Ceux qui ont suivi le "Duel de Poésie" savent que j'ai participé. Le concours est clôturé maintenant et je poste ici mon poème qui arrive (si j'ai bien lu les résultats) en troisième position. Cette place honorable me fait plaisir et j'invite vivement ceux qui se sont intéressés au "Duel" d'aller sur le site http://point-d-interrogation.over-blog.com/ pour y découvrir les autres poèmes. Je pense toutefois que la liste complète ne sera affichée que dans un jour ou deux. Un nouveau "Duel" est projeté et je compte m'y inscrire. Je vous en reparlerai en temps utile.
Merci à ceux qui ont voté pour moi. Comme les poèmes n'étaient pas signés, il était difficile de me situer parmi les excellentes plumes du concours. Mais cela permettait l'impartialité des commentaires et des juges, en finale.
A bientôt.
LORRAINE
16 novembre 2008
BLUES
Deux angelots de porcelaine
Jouent du flûteau sur mon bahut
Ils composent à perdre haleine
La complainte du temps perdu.
Je les entends dans le silence
Fredonner le refrain ténu
Qui s’apparente à une danse
Du pays d’où ils sont issus.
Nul n’en sait rien, mais moi je pense
Qu’ils s’envolent, le soir venu,
Chanter, dans le ciel noir immense
De très vieux airs que j’ai connus.
C’est surtout quand j’ai de la peine
Que leur rondeau est bienvenu.
Il me console et il m’entraîne
Dans mes souvenirs éperdus.
Puissions, quand le chagrin élance
Le cœur de ses assauts pointus
Retrouver la douce romance
Des angelots qui se sont tus.
LORRAINE
Photo MVH
