12 décembre 2008
BONJOUR DE WEEK-END
Je t'ai vu passer, petite fille, tu t'en allais à l'école d'un bon pas. Un pas de presque vacances, tu le sais, c'est peut-être pour cela que tu y mettais tant d'ardeur. Tes souliers claquaient sur le pavé, tu balançais ton cartable, on te devinait vive et alerte. Peut être pensais-tu déjà au bonheur des fêtes proches, aux vacances, aux lumignons si gais, aux illuminations qui créent la joie au coeur des enfants. Va. Quel que soit l'instant qui passe, il faut le prendre avec grâce et l
a grâce t'accompagnait.
Noël sera là bientôt. Nous allumerons des bougies pour leur douceur, leur espérance.Nous saurons qu'une Fête impalpable survient et nous donne la joie intérieure.
Les fêtes ont une ferveur si on sait les accueillir simplement, sans tralalas inutiles, sans dépenses vaines. Le bonheur ne se mesure pas aux richesses, mais à l'amour de ceux qui le dispensent. L'amour ne s'achète pa, ne se paie pas. Il n'a pas de frontière, il se donne, il ne sait pas compter, ni calculer, et c'est tant mieux! C'est un de ces bonheurs invisibles mais tellement précieux que je vous souhaite déjà, un peu tôt, mais qu'importe! Souhaiter d'être heureux n'a pas de calendrier.
A bientôt!
LORRAINE
06 décembre 2008
ETRE HEUREUX!

LE BONHEUR EST A CEUX QUI SE SUFFISENT A EUX-MEMES
(Aristote)
31 octobre 2008
UNE PAROLE LEGERE
Ecrire un texte dont le départ est « Une parole légère avance à toute voile »
XX
Une parole légère avance à toute voile.
Plume soufflée du bout du lèvres.
Où vas-tu ? Qui te recueille ?
Tu volètes, emportée par la joie,
Jusqu’au clocher pointu sur la place de l’église.
Tu t’arrêtes. Vas-tu sonner les cloches ?
Vas-tu, brusquement, en plein après-midi
Lancer au monde ahuri cette incroyable nouvelle :
« Je suis heureux ! ». Heureux ? diront-ils
Qui a la prétention de l’être ? Qui a osé ?
Le bon sens l’interdit. Heureux !
Et pourquoi, je vous prie ?
Heureux tout simplement
Dans un univers fou qui a oublié de vivre
Heureux d’être, sans raison, sans argent,
Une parole légère qui avance à toute voile.
LORRAINE
08 août 2008
SI VOUS VOULEZ QUE JE VOUS DISE...

Si vous voulez que je vous dise
Pourquoi le poète m’émeut
Comprenez donc, chère Eloïse
Il suffit de lire en ses yeux
Vous y verrez la farandole
Des sentiments qu’il ne dit pas
Il les ressent mieux que personne
Mais les écrit, pour vous, pour moi
Il sait le bonheur en dérive
Les ululements des sous-bois
L’instant où s’envole la grive
Et l’appel du coucou matois
`
Il reconnaît tous les méandres
La passion ou le désarroi
L’ont entraîné dans la tourmente
Du cœur humain plus d’une fois
Comprenez-vous, chère Eloïse,
Pourquoi le poète m’émeut
Il transforme les heures grises
En les ensemençant de bleu
LORRAINE
