07 août 2009
JE N'IRAI PLUS JAMAIS...
Je n’irai plus jamais aux fêtes florentines
Où le soir dévalait comme un conquistador
La danse s’allumait au son des mandolines
Et le ciel italien en soulignait l’accord
Quand le soir dévalait comme un conquistador
Le fleuve illuminait de lueurs argentines
Les clochers embrumés comme un lointain décor
Et la danse tournait au son des mandolines`
Le fleuve illuminait de lueurs argentines
Les femmes alanguies et l’ombre de leurs corps
Tandis que tournoyaient satins et mousselines
Les clochers s’embrumaient comme un lointain décor
Les femmes alanguies et l’ombre de leur corps
S’abandonnaient au jeu félin des cavatines
Dans les bras amoureux d’un quelconque signor
Je n’irai plus jamais aux fêtes florentines
LORRAINE
Masque: www.gallery-regards.com
26 juin 2009
LE MAL D'AMOUR
(J'ai écrit ce poème à la façon des Romantiques, ce qui explique un peu certaines tournures élégiaques!)
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Quiconque aima jamais porte une cicatrice
Chacun la cache en soi espérant en guérir
Nul mal n’est plus présent pourtant et ce supplice
Il nous faut l’endurer à moins que d’en mourir
Vous dirais-je qu’un soir je crus en l’espérance
D’un bonheur sans épine et d’un brûlant aveu
L’amour qu’il m’apporta j’en ai la souvenance
Me grisa quelques jours d’un automne pluvieux
Comment croire à l’amour quand l’amour s’obscurcit
Qu’il soupçonne et trahit dans une même ivresse
Quand l’hiver sur le seuil arrive à petit bruit
Et que l’homme éploré vous appelle traîtresse !
Non, je n’ai pas le cœur à pleurer sang et larmes
Tout passe et disparaît ; tout peut naître et fleurir
Chaque jour est un pas vers mon destin de femme
Le printemps brillera avant de se flétrir
LORRAINE

Portrait du peintre Doucet
20 juin 2009
LE PRE AUX BLEUETS
Un fantôme effleurait la nuit de son vol blanc
Furtif et soupçonneux près du château il vint
Promener ses yeux vides et son regard éteint
Dans le pré aux bleuets qui ceinture l’étang
Il parlait et pourtant nul n’entendait sa voix
Dans ses imprécations grimaçait la colère
Il agitait les bras et menaçait la terre
Dans le pré aux bleuet imprégné d’autrefois
Le fantôme soudain est redevenu femme
Dans le pré aux bleuets qu’en ce dimanche infâme
L’assassin assouvi de ses mains étrangla
…Dans le parc endormi une forme bougea…
« Me voilà », dit la morte au sourire ineffable
Dans le pré aux bleuets que la lune éclaira
Le criminel revit la scène insoutenable
Terrifié, dans l’étang alors il se noya
Et le fantôme en paix pour toujours s’envola
LORRAINE
21 mars 2009
TRAIN DE NUIT
(La consigne consistait à inventer un texte d'après l'image d'un quai de gare sur lequel étaient soigneusement rangées des paires de souliers masculins identiques. J'ai donc imaginé un homme...)
X
J’ai presque une heure d’avance. Sur le quai, j’attends. Ah ! ces fantasques, un voile par-ci, un soulier par-là, un corsage envolé, un jupon qui s’effeuille ! Viendront-elles en essaim ? Ou l’une après l’autre ? Patience ! Ce sont des femmes, des reines, des déesses.
Je m’assieds, la gare de province est déserte ; là-bas, loin, un train de nuit s’est arrêté. Comme j’aime cet instant suspendu où rien ne se passe !
L’impalpable silence glisse en moi comme un bonheur. Laquelle posera la première ses petits pieds nus à côté des miens ? Laquelle ?
Je relève les paupières. Elles sont trois, dans l’enivrante douceur de l’été, nues et belles, tandis que repart, là-bas, le train du rêve.
- Nous sommes venues, Monsieur Delvaux…
LORRAINE
(Tableau de Paul Delvaux)
13 novembre 2008
LE MYSTERE DES FEMMES

« METTRE UN FREIN A UNE FEMME C’EST METTRE UNE LIMITE A LA MER »
(Felix Lope De Vega)

