01 novembre 2009
ALLONS, JE VOUS ENNUIE, MONSIEUR...
Les
arbres des boulevards ils les ont découpés
Et
descellé les bancs où s’asseyaient les vieux
Ici,
les gens parlaient, Monsieur, les soirs d’été
Quand
le vent agitait l’ombre des marronniers
Les
filles riaient et moi, je leur disais bonsoir
J’étais
le Père Léon du café près du square
A
la place ils ont mis des parkings de béton
Le
tram ne passe plus. Il allait
jusqu’au bois
Maintenant
c’est le ring, ici, et les maisons
Ils
les ont abattues. Elles étaient de guingois
Qu’ils
disaient. A présent on a de beaux
buiIdings
Des
bureaux presque vides. Dites-moi
donc pourquoi ?
Allons,
je vous ennuie, Monsieur, il se fait tard
Vous
rentrez à l’hôtel ? Bien le bonsoir, Monsieur.
Viens,
Médor. ![]()
LORRAINE
Commentaires
c'est ainsi
que vivent certains en oubliant le passé ...
"monsieur mon passé
laissez moi passsé..."
Chantait Leo Ferré..
continuonss de le conter comme tu le fais si bien ma Damedouce....j'aime tes mots velours...
Bisousdoux ma Mie..
Jeanne
J'aime beaucoup ce texte plein de nostalgie.
Combien d'arbres abatus dans les villes ont emportés avec eux les mots d'amour qu'ils avaient entendus.
Belle journée,
Pierre
Je me rappelle comment ils ont secoué certaines vieilles maisons de Bruxelles.
Bonne soirée Latil
Mon passion envers ta façon d'écrire chaque jour et avec autant d'imagination, me laisse complètement admirative et le mot est peu expressif.
Bonne nuit, douce Lorraine, bisous.
Florelle
Le passé nous colle toujours au coeur, chère Jeanne. Et le voir démoli à coups de pioches fait mal. Merci, Amie, bises douces
Pierre
Ces arbres abattus font mal, on dirait de grands corps tués. Les villes sont impitoyables! Bonne journée, Pierre.
Latil
Mais dis-moi, serais-tu belge, toi aussi?...
Christina
Et moi complètement confuse!..Chère Christina, merci pour tes visites fidèles et si amicales, je t'embrasse.
Il ne manque plus que de la musique pour mettre tes mots en chanson. Si je savais faire...
le problème est que les gens qui n'ont pas connu "avant", ne peuvent se rendre compte du changement.
et le fossé des générations devient abyssal face aux remodelages de la cité et de la campagne.
mais la flèche du "modernisme" va dans un certain sens... qui risque de ne plus en avoir, de sens, quand on aura fait toute la place qu'il se doit :-( à la bagnole et aux constructions pour vacanciers.
il ne restera plus qu'à pleurer, comme cet homme qui "ennuie" le monsieur.
Fabeli
J'entends la petite musique que tu fredonnes...tu sais faire! Merci, Fabeli!
Lecouret
C'est aussi ce que j'éprouve: un manque de "sens", un "besoin" de superflu, comme si des briques, des parkings, des piscines luxueuses remplaçaient la simplicité d'un beau paysage, la douceur du soleil, la chaleur de l'amitié...je ne pleure pas, mais c'est tout comme...Bises, Lecouret
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