ECLATS DE PAROLES

Quelques amis échangent leurs avis sur le monde, la vie, les arts et partagent leur écriture (poésie, textes, billets, nouvelles, écriture de consigne, etc.)

01 novembre 2009

ALLONS, JE VOUS ENNUIE, MONSIEUR...

 

Les arbres des boulevards ils les ont découpés

Et descellé les bancs où s’asseyaient les vieux

Ici, les gens parlaient, Monsieur, les soirs d’été

Quand le vent agitait l’ombre des marronniers

Les filles riaient et moi, je leur disais bonsoir

J’étais le Père Léon du café près du square

 

A la place ils ont mis des parkings de béton

Le tram ne passe plus. Il allait jusqu’au bois

Maintenant c’est le ring, ici, et les maisons

Ils les ont abattues. Elles étaient de guingois

Qu’ils disaient. A présent on a de beaux buiIdings

Des bureaux presque vides. Dites-moi donc pourquoi ?

 

Allons, je vous ennuie, Monsieur, il se fait tard

Vous rentrez à l’hôtel ? Bien le bonsoir, Monsieur.

 

Viens, Médor.                          labrador

LORRAINE

 


Posté par incarnat à 09:54 - Petits poèmes entre amis - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

c'est ainsi

que vivent certains en oubliant le passé ...
"monsieur mon passé
laissez moi passsé..."
Chantait Leo Ferré..
continuonss de le conter comme tu le fais si bien ma Damedouce....j'aime tes mots velours...
Bisousdoux ma Mie..
Jeanne

Posté par Florelle, 01 novembre 2009 à 14:25

J'aime beaucoup ce texte plein de nostalgie.
Combien d'arbres abatus dans les villes ont emportés avec eux les mots d'amour qu'ils avaient entendus.
Belle journée,
Pierre

Posté par PierreDelphin, 01 novembre 2009 à 17:45

Je me rappelle comment ils ont secoué certaines vieilles maisons de Bruxelles.
Bonne soirée Latil

Posté par Latil, 01 novembre 2009 à 19:44

Mon passion envers ta façon d'écrire chaque jour et avec autant d'imagination, me laisse complètement admirative et le mot est peu expressif.
Bonne nuit, douce Lorraine, bisous.

Posté par christina, 01 novembre 2009 à 20:28

Florelle

Le passé nous colle toujours au coeur, chère Jeanne. Et le voir démoli à coups de pioches fait mal. Merci, Amie, bises douces

Posté par Lorraine, 02 novembre 2009 à 10:14

Pierre

Ces arbres abattus font mal, on dirait de grands corps tués. Les villes sont impitoyables! Bonne journée, Pierre.

Posté par Lorraine, 02 novembre 2009 à 10:16

Latil

Mais dis-moi, serais-tu belge, toi aussi?...

Posté par Lorraine, 02 novembre 2009 à 10:17

Christina

Et moi complètement confuse!..Chère Christina, merci pour tes visites fidèles et si amicales, je t'embrasse.

Posté par Lorraine, 02 novembre 2009 à 10:19

Il ne manque plus que de la musique pour mettre tes mots en chanson. Si je savais faire...

Posté par fabeli, 02 novembre 2009 à 21:04

le problème est que les gens qui n'ont pas connu "avant", ne peuvent se rendre compte du changement.
et le fossé des générations devient abyssal face aux remodelages de la cité et de la campagne.
mais la flèche du "modernisme" va dans un certain sens... qui risque de ne plus en avoir, de sens, quand on aura fait toute la place qu'il se doit :-( à la bagnole et aux constructions pour vacanciers.
il ne restera plus qu'à pleurer, comme cet homme qui "ennuie" le monsieur.

Posté par lecouret, 02 novembre 2009 à 22:18

Fabeli

J'entends la petite musique que tu fredonnes...tu sais faire! Merci, Fabeli!

Posté par Lorraine, 03 novembre 2009 à 10:18

Lecouret

C'est aussi ce que j'éprouve: un manque de "sens", un "besoin" de superflu, comme si des briques, des parkings, des piscines luxueuses remplaçaient la simplicité d'un beau paysage, la douceur du soleil, la chaleur de l'amitié...je ne pleure pas, mais c'est tout comme...Bises, Lecouret

Posté par Lorraine, 03 novembre 2009 à 10:20

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